Les manuscrits de la Bible sont-ils fiables ?

15 09 2008

un manuscritLa Transmission des manuscrits de la Bible constitue un véritable miracle. Nous possédons actuellement plus de 5 300 manuscrits complets du Nouveau Testament, auxquels il faut ajouter 24 633 portions, plus de 10 000 manuscrits de la version latine de la Vulgate, et 9 300 copies d’autres versions. Aucun autre document de l’antiquité n’approche un tel degré de reconnaissance et n’est aussi bien attesté que la Bible.

Parmi toutes les autres compositions littéraires, “l’Iliade et l’Odyssée” d’Homère est la seule qui puisse être comparée à la Bible avec seulement 643 manuscrits.

En ce qui concerne les autres manuscrits anciens :

  • on ne possède que 9 ou 10 bons manuscrits des “Guerres des Gaules” de Jules César (composé entre 58 et 50 av. J.C.) dont le plus ancien date de quelques 900 années plus tard.
  • Seulement 35 des 142 livres de “L’Histoire Romaine” de Tite-Live (59 av. J.C. à 17 apr. J.C.) ont survécu.
  • Seulement 4 livres et demi sur 14 des “Histoires” de Tacite (100 apr. J.C.) ont survécu et nous possédons seulement 10 livres entiers et 2 partiels sur 16 de ses “Annales”.

Le texte de ces deux grandes oeuvres historiques dépendent entièrement de deux manuscrits qui datent respectivement du 9e et 11e siècle !

Nous connaissons l’Histoire de Thucydides (460-400 av. J.C.) À partir de huit manuscrits, dont le plus ancien date du 9e siècle après J.C., ainsi que de quelques papyri du début du siècle. Il en est de même de l’Histoire d’Hérodote (488-428 av. J.C.).
Et pourtant, il ne viendrait à l’esprit d’aucun spécialiste de littérature classique grecque de remettre en question l’authenticité des oeuvres de Thucydides ou d’Hérodote parce que les manuscrits que nous possédons sont quelques 1300 années plus âgés que les originaux !

En ce qui concerne l’Iliade d’Homère, le premier manuscrit complet date du 13e siècle de notre ère, et les premiers fragments datent de 400 av. J.C. alors que l’on estime leur date de composition à 900 av. J.C. Cela fait tout de même un écart de quelques 500 ans dans le meilleur des cas entre la date de composition et les premières copies partielles, et de plus de 2000 ans pour les manuscrits complets.

Les Manuscrits de la Mer Morte, découverts en 1947, sont un millénaire plus récents que les manuscrits les plus anciens que l’on possédait de l’Ancien Testament (le Texte Masorétique date aux alentours de 900 apr. J.C.; 916 pour Ésaïe.). Le livre d’Ésaïe qu’ils contenaient a été daté vers 125 av. J.C., soit moins de cinq siècles après sa composition.

En ce qui concerne le Nouveau Testament, on estime que la composition de celui-ci était terminée à la fin du premier siècle de notre ère avec les écrits de l’évangéliste Jean. Or Les manuscrits de la bibliothèque de John Rylands (à Manchester en Angleterre) contiennent l’Évangile de Jean. Ces manuscrits sont datés de 130 après J.C. ce qui fait un écart d’à peine 20 à 25 ans entre l’écriture de l’Évangile et la première copie que l’on possède. Le Papyrus II de Bodner (150-200) contenant la plupart de Jean confirme la proximité avec l’original.

La LXX (La Septante, traduction grecque de l’Ancien Testament ordonnée par le Roi Ptolémée Philadelphe d’Égypte [285-246 av. J.C.]) est très proche du Texte hébreu Masorétique et celui des Manuscrits de la Mer Morte. Le manuscrit le plus récent que l’on possède de la LXX date de 916 après J.C.. Ceci tend à confirmer la fiabilité de 1 300 ans de transmission du texte biblique.

En ce qui concerne la fiabilité du texte biblique la comparaison avec l’Iliade d’Homère est éloquente.

  • Le Nouveau Testament (écrit en Grec) comporte à peu près 20 000 lignes, tandis l’Iliade en comporte à peu près 15 600.
  • Seulement 40 lignes (ou 400 mots) du Nouveau Testament sont remises en question pour 764 lignes pour l’Iliade.

Cela fait 5% de corruption textuelle comparées à la moitié d’1% de variantes similaires dans le Nouveau Testament.
Encore faut-il ajouter que seulement 400 sur 150 000 de ces émanations jettent le doute sur le sens du texte concerné, et que seulement 50 de ces variantes textuelles peuvent en affecter le sens d’une manière significative. Cela signifie que le texte du Nouveau Testament est fiable à 99,97 %.

Cela tient à la manière méticuleuse dont les scribes ont recopié le texte biblique en comptant systématiquement la valeur numérique des lettres pour vérifier l’exactitude de leurs copies. On peut en dire autant de l’Ancien Testament.

Une comparaison du Texte des Manuscrits de la Mer Morte (125 av.J.C.) avec le Texte Massorétique (900 apr. J.C.) fait ressortir 5% de variantes, consistant principalement dans des variations d’orthographe qui n’affectent pas grandement le sens dans la plupart des cas.
A titre d’exemple, sur les 166 mots du chapitre 53 du livre d’Ésaïe, seulement 17 lettres sont remises en question. 10 de ces lettres portent sur la manière d’épeler les mots qui ne change pas le sens, 4 autres sont des conjonctions (comme “et”), et les trois lettres restantes forme le mot “lumière” qui est ajouté au verset 11 sans en affecter beaucoup la signification. Ce n’est pas mal du tout pour des manuscrits distants de quelque mille ans!

Il ressort de l’étude des manuscrits et de leur transmission que la Bible est fiable presqu’à 100 %. Ceci est tout à fait unique et miraculeux en matière de critique textuelle.

Source: le site un poisson dans le net


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Une réponse à “Les manuscrits de la Bible sont-ils fiables ?”

  1. 1 06 2012
    Franck (13:42:14) :

    Bonjour
    J’ai apprécié la qualité et la précision de votre article sur la fiabilité de la Bible et J’aurai aimé connaître les sources de vos citations. (notamment dans l’entête de l’article)
    Merci d’avance

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